Quelles qualités chez un dirigeant pour une startup qui réussit ?

comment les fondateurs dirigent leur startup

Antoine Colboc, associé pour le cabinet Boyden, a interviewé 58 fondateurs de startups aillant réussi (introduites en bourse, rachetées ou aillant levé plus de 10 millions d’euros). Parmi ces 58 dirigeants, que des grands succès reconnus par tous : Critéo, BlaBlaCar, La Fourchette ou Prestashop entre autres.

Son but ? Essayer de dégager les composantes clés du management idéal pour atteindre le succès.

Il a focalisé son travail sur 6 dimensions managériales qu’il savait particulièrement bien développées chez les fondateurs de start-up : l’intuition, l’agilité, l’ambition, la pédagogie, le collectif et la communication.

 

Certaines qualités sont innées

 

Il en ressort que 80% d’entre eux utilisent leur intuition pour les décisions de business (50% lui font 100% confiance et foncent !), mais ils sont plus frileux dans les relations humaines, comme dans le recrutement notamment. Ils ont une ambition claire et assumée et tous reconnaissent l’agilité comme facteur incontournable de succès, même si nécessitant énormément d’énergie. Les règles sont toujours les mêmes : regarder toujours devant soi, remettre en cause ses propres décisions ; ne pas se priver de penser aujourd’hui le contraire d’hier ; ne pas avoir peur de l’erreur.

 

Parfois, le travail sur soi est nécessaire


L’esprit pédagogique est perçu comme fondamental par la quasi-totalité des fondateurs interrogés. Il faut en effet savoir simplifier la présentation d’une technologie nouvelle pour pouvoir l’expliquer aux investisseurs, il faut répéter pour s’assurer que le message soit bien intégré par les collaborateurs, ce qui n’est pas toujours naturel pour certains fondateurs impatients.

Cette pédagogie mène à un autre point important : la communication. Il faut savoir communiquer son rêve pour fédérer les équipes autour d’un projet, mais aussi créer un climat de confiance pour rassurer les médias quand on n’a pas grand-chose à montrer au début de l’aventure.

Ces 2 dernières dimensions ne sont pas toujours naturelles, elles sont souvent vécues comme nécessitant un important travail sur soi.

Quant au collectif, c’est un passage obligé dès que l’entreprise grandit. Il faut savoir déléguer, accepter que d’autres fassent différemment, ce qui n’est pas toujours facile à accepter.

Bien sûr, comme on pouvait s’en douter, il n’existe pas un seul profil type, chacun aillant ces dimensions plus ou moins développées. Mais ces traits semblent fondamentaux dans la recherche du succès.

A vous de les intégrer dans votre conduite d’entreprise !

 

Les conclusions de l’étude :Etude sur les dirigeants de startup_conclusion

La version complète ici!

Cyrille Corlay
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