accélérer décisions stratégiques

accélérer décisions stratégiques

Le monde bouge. De plus en plus vite. Amazon, le roi du e-commerce, ouvre des magasins physiques sans caisse et travaille sur des entrepôts volants pour révolutionner la livraison. Michelin loue l’usage de ses pneus plutôt que de les vendre.

Et vous, qu’allez-vous faire pour accélérer en 2018 ?

Parce qu’on est tous pareil… le piège est de se laisser emporter par les urgences opérationnelles, de régler les problèmes qui se succèdent sur notre bureau…

Sauf que voilà, on finit par être paralysé par cet opérationnel et donc par être moins vigilant, moins agile sur le plan stratégique.

Comment accélérer sa réflexion stratégique ? Comment atteindre son océan bleu ? Voici 5 bonnes résolutions à prendre dès maintenant !

 

Savoir s’octroyer le temps de la réflexion

Cela peut paraître trivial, mais c’est vraiment la base. Si vous ne décidez pas de vous accorder du temps pour travailler votre stratégie, vous ne le ferez pas. L’opérationnel saura vous rattraper !  Un ancien patron m’a donné un « truc » que je vais vous donner à mon tour : chaque début d’année, on prenait un de ces grands calendriers distribués par les banques, et ensemble, on posait les temps de réflexions de toute l’année. Il le posait sur son bureau pour l’avoir constamment sous les yeux. Et on s’y tenait.

 

Mettre en place un comité stratégique externe

Quand vient le temps de la décision stratégique, on est seul(e) face à nous-même. La responsabilité de prendre la bonne décision nous incombe. Ça demande du temps de prendre tous les éléments en considération, de peser chaque argument. C’est pour cela que certains chefs d’entreprise mettent en place des comités stratégiques externes. Pour avoir l’éclairage de pairs en toute bienveillance. On connait tous les bénéfices de “l’effet miroir” vous obligeant à formaliser vos réflexions… un problème bien posé est déjà à moitié résolu ! Vous allez passer à l’action plus rapidement et même plus sereinement.

 

Challenger son modèle économique en créant des startups spin-off

Il peut arriver que vous ayez la conviction d’avoir trouvé l’idée de demain, la solution pour atteindre l’océan bleu, mais que vous ayez peur de mettre en danger ce qui marche aujourd’hui. Je ne peux que vous conseiller de créer des startup spin-off, pour tester le modèle (le “lean start-up”: testez votre marché plutôt que de faire des études de marché onéreuses et peu utiles). Bien sûr vous allez engager des ressources et des fonds. Mais vous en aurez le contrôle et vous n’impacterez pas votre business actuel.

 

Engager vos collaborateurs

Accélérer est nécessaire. Mais si vous êtes le seul à le comprendre et que vos salariés freinent des 4 fers derrière, vous n’y arriverez pas. Pourquoi freiner ? Parce qu’ils ne comprennent pas où vous voulez aller, parce qu’ils ont peur d’avoir encore plus de travail. Communiquer est nécessaire … mais pas suffisant. Pour s’approprier la démarche, le projet il va falloir les impliquer dès le début dans la réflexion. On va beaucoup plus vite quand tout le monde rame dans le même sens !

 

Passons à l’entreprise étendue

Les idées n’apparaissent pas par magie. C’est une succession d’associations de choses que vous avez entendues, vues, lues qui feront qu’un jour, vous aurez l’idée qui fait la différence. Pour cela, il faut échanger, rencontrer, “sortir de sa zone de confort”, s’insérer dans des réseaux type CJD, APM, Réseau Entreprendre, des fédérations professionnelles, des accélérateurs …. Faites-le régulièrement, vous verrez, ça ouvre les perspectives.

C’est valable pour vous mais aussi pour tout votre Codir. Valorisez ceux qui vont se nourrir d’idées nouvelles à l’extérieur. L’entreprise verticale, maîtrisant “sa chaîne de valeur” est passée, l’entreprise horizontale, capable de fédérer des acteurs, de co-créer, de s’associer est devant nous.

 

Voilà les 5 bonnes résolutions business que je peux vous suggérer en ce début d’année. Si vous en avez d’autres, n’hésitez pas à les partager en commentaire !

 

Bon business à vous !

 

Cyrille Corlay, fondateur de BOSS to BOSS

cyrille.corlay@bosstoboss.net

Café du BOSS modèle économique

Merci à tous ceux qui ont pu se joindre à nous le mois dernier pour notre Café du BOSS sur les nouveaux modèles économiques. C’est toujours un plaisir de voir la mayonnaise collaborative prendre !

Concrètement, pour ceux qui n’ont pas pu être présents, nous avions choisi de vous faire réfléchir sur votre modèle économique parce que le monde qui nous entoure est de plus en plus évolutif, de plus en plus rapide, et qu’il nous faut nous adapter constamment.

 

L’économie linéaire, « j’extrais ma matière première, je la transforme, je vends, je jette», c’est terminé.

Parce que la matière première n’est pas infinie. Parce qu’épuiser et polluer notre planète n’est plus possible. Parce que les consommateurs veulent du sens dans ce qu’ils achètent. Parce que leurs usages changent.

On a voulu vous montrer à travers divers exemples que d’autres façons de faire sont possibles.

 

L’économie circulaire

On anticipe les 2ème et 3ème vies du produit. On réduit ses déchets, voire on les réutilise. On diminue les transports. On utilise de l’énergie renouvelable dès qu’on peut.

C’est le cas d’Armor Lux par exemple qui recycle ses anciennes collections en raquettes de ping-pong. Ou des Côteaux Nantais qui, en partenariat avec Naoden, produisent de l’électricité et de la chaleur à partir de leurs ressources en bois.

 

L’éco-conception : le modèle industriel propre

Certains ont franchi le pas, comme Natéo Santé pour sa gamme EOLIS : ils ont standardisé les moules, diminué le nombre de matériaux dans la coque, rapatrié l’usine en Europe, opté pour un moteur nécessitant moins d’énergie, ajouté un programmateur pour que leur purificateur d’air consomme moins, l’ont pensé facilement démontable pour qu’il puisse être réparable.

 

L’économie de la fonctionnalité : de la possession à l’usage

Les 2 exemples les plus connus sont Michelin qui est passé de la vente de pneus à la vente de kilomètres, et Xerox qui ne vend plus ses imprimantes mais leur utilisation.

L’entreprise a tout intérêt à faire durer son produit. On respecte donc au mieux les critères de durabilité tout au long du cycle de vie du produit. On voit même de plus en plus se rajouter une dimension de coopération entre l’ensemble des acteurs autour des entreprises. (écoles, collectivités locales, etc.)

 

Comment travailler mon modèle économique?

Pour vous aider dans votre réflexion, nous vous conseillons quelques outils : l’Empathy map pour bien appréhender vos personae et le Business Model Canvas. Commencez par écrire votre modèle économique actuel puis challengez chaque élément. Comment le rendre plus durable ? Quelles solutions pourrai-je trouver si ma matière première disparaissait ?

C’est un exercice difficile qui prend du temps. Ne restez pas seul(e) face à l’exercice. N’hésitez pas à le faire de façon collaborative en impliquant votre conseil d’administration par exemple. Ou si vous préférez bénéficier du regard externe d’autres dirigeants, BOSS to BOSS peut organiser des ateliers de réflexion stratégique autour de votre modèle économique. La balle est dans votre camp. Faites-la rebondir comme bon vous semble, restez dans le mouvement, essayez de l’anticiper. N’arrêtez pas de bouger, un modèle économique, ça évolue constamment !
 
cyrille tu peux m'aider

BOSS to BOSS Sun Radio Cyrille Corlay

BOSS to BOSS était l’invité de Sun Radio mardi 5 septembre 2017. Chaleureusement accueilli par l’équipe de Sun Business,  Cyrille a pu échanger avec Clément Lesort sur la solitude du dirigeant, l’évolution des différents réseaux de dirigeants, les problématiques des clients BOSS to BOSS.

Pour une séance de rattrapage, c’est sur le site de Sun Radio, par ici!

The Bridge Queen Mary 2 New York arrivée soleil

The Bridge Queen Mary 2 New York arrivée soleil

 

Quelle aventure mes chers amis ! Quel privilège d’avoir pu faire partie de cet extraordinaire périple ! Bien sûr, vous avez entendu parler de la dimension historique, du pont symboliquement tendu entre les deux continents. Mais c’était vraiment quelque chose de rentrer dans Saint-Nazaire à bord de ce mastodonte ! La foule qui nous acclamait, les maxi-trimarans au taquet, l’A380 qui nous a survolé, le feu d’artifices grandiose, nous avions vraiment le sentiment de vivre un moment exceptionnel.

The Bridge, c’était aussi le Club des 100. Entre entrepreneurs, nous nous sommes retrouvés pour réfléchir à l’entreprise de demain. Vaste sujet ! De grands noms tels qu’Erik Orsenna, nous ont fait part de leurs réflexions sur des sujets tels que la mondialisation, le changement climatique, le rapport à soi et aux autres et la transformation technologique. De mon côté, en tant qu’animateur, j’ai accompagné Frédéric Encel, Julien Noë et Philippe de Roux. Si je devais vous partager 3 points qui m’ont marqué, ce seraient les suivants :

  • L’Afrique est LE continent à aller chercher niveau export. Les pays sont maintenant structurés, les besoins sont énormes et il n’y a pas grand monde sur ce marché.
  • Dans un monde de complexité de plus en plus forte, il est de plus en plus important de trouver sa singularité, son « Why » si on fait référence à Simon Sinek. Le champ d’exploration des possibles est de plus en plus large, donc chaque choix est de plus en plus important. Il faut rester focus sur soi pour ne pas se perdre.
  • Dans ce monde de complexité, une entreprise seule ne peut pas s’en sortir. Elle a besoin d’être incluse dans une entité plus grande, un écosystème, un hub de coopération.

Ce fut une semaine d’ouverture sur le monde, de réflexion sur ce qu’on peut faire différemment, couronnée par l’arrivée majestueuse sur New York au soleil levant. Après une révérence devant la statue de la liberté, le Queen Mary a rejoint son quai et l’aventure The Bridge a pris fin. Mais c’est maintenant à nous de construire la suite !

Article Cyrille Corlay Réseau Entreprendre collaboratif

Cyrille est intervenu pendant la soirée « Co-développement » du Réseau Entreprendre Atlantique.

Voici un compte-rendu de son intervention: http://bit.ly/2pzbPlU

ballon hauteur comité stratégique café du boss

La News du BOSS: Témoignages, articles et événements

Vous l’avez manquée? Pas de souci, la newsletter d’avril est à découvrir en cliquant ici!

Vous pourrez y découvrir le témoignage de Nadège Anselme sur le comité stratégique, la possibilité de vous inscrire au Café du BOSS du 18 mai ainsi qu’un article sur comment libérer le potentiel de votre entreprise.

Bonne lecture!

comment les fondateurs dirigent leur startup

comment les fondateurs dirigent leur startup

Antoine Colboc, associé pour le cabinet Boyden, a interviewé 58 fondateurs de startups aillant réussi (introduites en bourse, rachetées ou aillant levé plus de 10 millions d’euros). Parmi ces 58 dirigeants, que des grands succès reconnus par tous : Critéo, BlaBlaCar, La Fourchette ou Prestashop entre autres.

Son but ? Essayer de dégager les composantes clés du management idéal pour atteindre le succès.

Il a focalisé son travail sur 6 dimensions managériales qu’il savait particulièrement bien développées chez les fondateurs de start-up : l’intuition, l’agilité, l’ambition, la pédagogie, le collectif et la communication.

 

Certaines qualités sont innées

 

Il en ressort que 80% d’entre eux utilisent leur intuition pour les décisions de business (50% lui font 100% confiance et foncent !), mais ils sont plus frileux dans les relations humaines, comme dans le recrutement notamment. Ils ont une ambition claire et assumée et tous reconnaissent l’agilité comme facteur incontournable de succès, même si nécessitant énormément d’énergie. Les règles sont toujours les mêmes : regarder toujours devant soi, remettre en cause ses propres décisions ; ne pas se priver de penser aujourd’hui le contraire d’hier ; ne pas avoir peur de l’erreur.

 

Parfois, le travail sur soi est nécessaire


L’esprit pédagogique est perçu comme fondamental par la quasi-totalité des fondateurs interrogés. Il faut en effet savoir simplifier la présentation d’une technologie nouvelle pour pouvoir l’expliquer aux investisseurs, il faut répéter pour s’assurer que le message soit bien intégré par les collaborateurs, ce qui n’est pas toujours naturel pour certains fondateurs impatients.

Cette pédagogie mène à un autre point important : la communication. Il faut savoir communiquer son rêve pour fédérer les équipes autour d’un projet, mais aussi créer un climat de confiance pour rassurer les médias quand on n’a pas grand-chose à montrer au début de l’aventure.

Ces 2 dernières dimensions ne sont pas toujours naturelles, elles sont souvent vécues comme nécessitant un important travail sur soi.

Quant au collectif, c’est un passage obligé dès que l’entreprise grandit. Il faut savoir déléguer, accepter que d’autres fassent différemment, ce qui n’est pas toujours facile à accepter.

Bien sûr, comme on pouvait s’en douter, il n’existe pas un seul profil type, chacun aillant ces dimensions plus ou moins développées. Mais ces traits semblent fondamentaux dans la recherche du succès.

A vous de les intégrer dans votre conduite d’entreprise !

 

Les conclusions de l’étude :Etude sur les dirigeants de startup_conclusion

La version complète ici!

2017 prédictions stratégie

2017 prédiction stratégieGartner, l’entreprise américaine de conseil et de recherche dans le domaine des techniques avancées, vient de publier ses prédictions stratégiques pour 2017 et après. En voici les grandes lignes :

  • D’ici 2020, 100 millions de consommateurs feront leur shopping en réalité augmentée.
  • D’ici 2020, 30% des sessions de navigation sur internet seront faites sans écran.
  • D’ici 2019, 20% des marques abandonneront leurs applications mobiles.
  • D’ici 2020, les algorithmes modifieront de façon positive le comportement de plus d’un million de travailleurs dans le monde.
  • D’ici 2022, une entreprise basée sur le blockchain vaudra 10 milliards de dollars.
  • D’ici 2021, 20% de toutes les activités qu’un individu puisse avoir impliqueront une des 7 entreprises géantes du digital.
  • Jusqu’en 2019, chaque dollar investi par une entreprise dans l’innovation demandera 7 dollars de plus pour sa mise en application.
  • Jusqu’en 2020, l’internet des choses (Internet of Things, IoT) augmentera la demande de stockage des centres de données de seulement 3%.
  • D’ici 2022, l’Internet des choses sauvera 1 billion de dollars aux consommateurs et entreprises en maintenance, services et consommables.
  • D’ici 2020, 40% des employés pourront réduire leurs dépenses de santé en portant des traqueurs d’activité physique.

Pour en savoir plus sur ce qui les amené à de telles prédictions, vous pouvez aller directement sur leur site en anglais, il suffit de créer un compte pour avoir accès gratuitement à l’ensemble de l’étude. https://www.gartner.com/doc/3471568?srcId=1-7484470122

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solitude dirigeant gouvernance comité vision missionVous l’avez manquée? Pas de souci, la newsletter de novembre est à découvrir en cliquant ici!

La news du BOSS: Témoignages, articles et événements

Vous pourrez y découvrir le témoignage de Paul-Henri Dubreuil après un Booster lab riche en enseignements, l’article de BPI France sur la solitude des dirigeants et le Maddy Keynote, grand sommet de l’innovation qui aura lieu en janvier 2017.

 

 

solitude dirigeant gouvernance comité vision mission BPI

solitude dirigeant gouvernance comité vision missionPrêt d’1 dirigeant sur 2 souffre de la solitude

BPI France a récemment publié une étude sur la solitude du dirigeant. Questionnaires et entretiens en face-à-face ont mis à jour une triste réalité: Prêt d’un dirigeant sur deux se sent isolés.

3 dirigeants sur 4 aspirent à être plus et mieux entourés

Les raisons sont multiples: que ce soit à cause de l’isolement dans la décision et dans la réflexion qui la précède, de l’image du dirigeant à qui « les autres » ne parlent pas, de l’imprévisibilité de l’environnement concurrentiel, économique et réglementaire, 45% des dirigeants de PME et d’ETI interrogés se sentent isolés.

Ce n’est pas une fatalité

Il existe cependant de nombreuses solutions:

  • La mise en place d’organes de gouvernance
  • Un travail sur le positionnement et la mission de l’entreprise
  • le développement d’un leadership plus collaboratif
  • le partage du capital et de la décision

Pour lire l’étude au complet, cliquez sur le lien ci-dessous:

La solitude du dirigeant: L’étude complète de BPI France

 

Et vous, vous en êtes où? Faites ce quiz pour le savoir!